Des premières conséquences paradoxales pour l’€ après les non français et hollandais
Auteur Didier Galet @ 15:14
Après le "non" de la France et des Pays Bas à la Constitution européenne l'euro dérape.
Mercredi, la devise européenne, qui au début de l'année caracolait encore à 1,36 dollar, a glissé jusqu'à 1,222 dollar, son plus bas niveau depuis huit mois. Elle pâtit évidemment des incertitudes liées à la poursuite de la construction européenne. Incertitudes qui pourraient durer, si l'on considère que l'Union pourrait ne pas prendre d'initiative avant la fin du processus de ratification par tous ses membres, prévu à l'automne 2006.
Cette hypothèse a pris corps après les différentes déclarations de responsables européens, si l'on met de côté la voix discordante de Tony Blair, mais aussi à la suite de la publication de la lettre de Jacques Chirac à ses pairs. Le président de la République, qui y réaffirme mercredi « l'engagement historique et profond de la France » dans la construction européenne, y indique également qu'il « appartient maintenant à tous les autres Etats de s'exprimer à leur tour sur ce Traité ».
Mais au-delà de ces incertitudes, les investisseurs s'interrogent aussi sur l'incapacité de l'Europe à renouer avec une croissance durable.
Depuis quelques semaines, ils ont changé de priorité : séduits par les perspectives de croissance et de taux d'intérêt de l'économie américaine, ils se tournent de préférence vers le dollar, ignorant de nouveau le problème des déficits jumeaux Outre-Atlantique. Faisant, du coup, baisser la demande d'euros. Ce qui n'est pas, en soi, mauvais pour la conjoncture de la zone, car la compétitivité des douze pays qui la composent est, de de fait, améliorée. Sauf que cela entraîne aussi des pressions inflationnistes sur lesquelles la BCE est très vigilante. Et qui peuvent l'amener à augmenter ses taux d'intérêt. Une manœuvre toujours dangereuse quand la conjoncture est incertaine.
Autre paradoxe et conséquence directe de l’électrochoc de dimanche, le nouveau gouvernement Villepin pourrait opter pour une politique de « grands travaux » comme solution au chômage. Quitte à écraser définitivement le pacte de stabilité à force de s'asseoir dessus. Ainsi, laissant filer son déficit pour procéder à une hypothétique relance par la demande, la France profiterait aussi des taux actuellement bas de la BCE. La France s'attirerait ainsi les foudres de ses partenaires, lassés de payer pour elle qui, contrairement à l'Allemagne, n'arrive pas à mettre en oeuvre ces fameuses « réformes structurelles », notamment celle du marché du travail. De quoi même, selon les plus pessimistes, remettre en question, à terme, l'appartenance de la France à l'euro.
Mercredi, la devise européenne, qui au début de l'année caracolait encore à 1,36 dollar, a glissé jusqu'à 1,222 dollar, son plus bas niveau depuis huit mois. Elle pâtit évidemment des incertitudes liées à la poursuite de la construction européenne. Incertitudes qui pourraient durer, si l'on considère que l'Union pourrait ne pas prendre d'initiative avant la fin du processus de ratification par tous ses membres, prévu à l'automne 2006.
Cette hypothèse a pris corps après les différentes déclarations de responsables européens, si l'on met de côté la voix discordante de Tony Blair, mais aussi à la suite de la publication de la lettre de Jacques Chirac à ses pairs. Le président de la République, qui y réaffirme mercredi « l'engagement historique et profond de la France » dans la construction européenne, y indique également qu'il « appartient maintenant à tous les autres Etats de s'exprimer à leur tour sur ce Traité ».
Mais au-delà de ces incertitudes, les investisseurs s'interrogent aussi sur l'incapacité de l'Europe à renouer avec une croissance durable.
Depuis quelques semaines, ils ont changé de priorité : séduits par les perspectives de croissance et de taux d'intérêt de l'économie américaine, ils se tournent de préférence vers le dollar, ignorant de nouveau le problème des déficits jumeaux Outre-Atlantique. Faisant, du coup, baisser la demande d'euros. Ce qui n'est pas, en soi, mauvais pour la conjoncture de la zone, car la compétitivité des douze pays qui la composent est, de de fait, améliorée. Sauf que cela entraîne aussi des pressions inflationnistes sur lesquelles la BCE est très vigilante. Et qui peuvent l'amener à augmenter ses taux d'intérêt. Une manœuvre toujours dangereuse quand la conjoncture est incertaine.
Autre paradoxe et conséquence directe de l’électrochoc de dimanche, le nouveau gouvernement Villepin pourrait opter pour une politique de « grands travaux » comme solution au chômage. Quitte à écraser définitivement le pacte de stabilité à force de s'asseoir dessus. Ainsi, laissant filer son déficit pour procéder à une hypothétique relance par la demande, la France profiterait aussi des taux actuellement bas de la BCE. La France s'attirerait ainsi les foudres de ses partenaires, lassés de payer pour elle qui, contrairement à l'Allemagne, n'arrive pas à mettre en oeuvre ces fameuses « réformes structurelles », notamment celle du marché du travail. De quoi même, selon les plus pessimistes, remettre en question, à terme, l'appartenance de la France à l'euro.

