L’agriculture : plan de bataille pour une industrie en crise !
Auteur Didier Galet @ 13:39
La bataille de l'emploi passe aussi par l'agroalimentaire.
Le gouvernement vient de dévoiler, ce mardi un plan de soutien aux industries du secteur dont l'objectif est d'accroître de 20% le nombre d'emplois dans le secteur d'ici dix ans, pour le porter à 500.000. Les temps sont durs pour l’agriculture car, pour la première fois depuis 1994, le nombre de salariés dans l'agroalimentaire a baissé en 2004, de 0,6%, pour s'établir à 418.500. Le plan du gouvernement se monte à 150 millions d'euros pour la période qui court de 2005 à 2007, dont 50 millions de nouveaux crédits. Et 100 millions de financements, principalement des prêts participatifs - c'est-à-dire sans garantie ni caution du chef d'entreprise, et sans ouverture du capital.
Partant du constat que « les entreprises agroalimentaires sont souvent familiales et majoritairement des PME », le gouvernement a souhaité leur faciliter l'accès aux produits financiers pour se développer. Dans ce but, un partenariat a été mis en place entre le ministère de l'agriculture et la banque Oséo, née du rapprochement de l'Anvar et de la BDPME.
Il a également souhaité les appuyer dans leurs efforts pour exporter, déplorant que moins de 20% du chiffre d'affaires des entreprises du secteur soit réalisé à l'étranger - même si la France reste le premier exportateur mondial dans l'agriculture. Un « kit export », qui comprendra des conseils personnalisés fournis par des organismes spécialisés comme UbiFrance ou Sopexa, sera ainsi proposé aux PME. Enfin, une campagne nationale de communication va être lancée en juin pour mieux faire connaître les métiers de l'agroalimentaire. Chaque année, 10% des 100.000 postes offerts dans le secteur ont des difficultés pour trouver preneur.
Une diversification possible : les bio carburants
Par ailleurs, le gouvernement a décidé d'accorder des agréments assortis de déductions fiscales à des industriels pour la construction de six usines de biocarburants. Trois d'entre elles fabriqueront du diester (à partir des plantes oléagineuses) à Sète, Saint-Nazaire et près de Nogent-sur-Seine (proche de la Seine et Marne). Trois autres produiront de l'éthanol (à partir de la betterave, du blé et du maïs) près de Lacq, dans la Marne et à Lillebonne près de Rouen. Selon Dominique Bussereau, ministre de l'agriculture, ces usines produiront au moins 800 000 tonnes de biocarburants et permettront à la France d'incorporer 4 % de ces carburants d'origine agricole à l'essence et au gazole dès 2007. Un nouveau contingent sera ouvert pour 2008 portant sur 700 000 tonnes de diester et 300 000 tonnes d'éthanol, l'objectif étant d'aboutir à 5,75 % de biocraburants à l'horizon 2010.
Le gouvernement vient de dévoiler, ce mardi un plan de soutien aux industries du secteur dont l'objectif est d'accroître de 20% le nombre d'emplois dans le secteur d'ici dix ans, pour le porter à 500.000. Les temps sont durs pour l’agriculture car, pour la première fois depuis 1994, le nombre de salariés dans l'agroalimentaire a baissé en 2004, de 0,6%, pour s'établir à 418.500. Le plan du gouvernement se monte à 150 millions d'euros pour la période qui court de 2005 à 2007, dont 50 millions de nouveaux crédits. Et 100 millions de financements, principalement des prêts participatifs - c'est-à-dire sans garantie ni caution du chef d'entreprise, et sans ouverture du capital.
Partant du constat que « les entreprises agroalimentaires sont souvent familiales et majoritairement des PME », le gouvernement a souhaité leur faciliter l'accès aux produits financiers pour se développer. Dans ce but, un partenariat a été mis en place entre le ministère de l'agriculture et la banque Oséo, née du rapprochement de l'Anvar et de la BDPME.
Il a également souhaité les appuyer dans leurs efforts pour exporter, déplorant que moins de 20% du chiffre d'affaires des entreprises du secteur soit réalisé à l'étranger - même si la France reste le premier exportateur mondial dans l'agriculture. Un « kit export », qui comprendra des conseils personnalisés fournis par des organismes spécialisés comme UbiFrance ou Sopexa, sera ainsi proposé aux PME. Enfin, une campagne nationale de communication va être lancée en juin pour mieux faire connaître les métiers de l'agroalimentaire. Chaque année, 10% des 100.000 postes offerts dans le secteur ont des difficultés pour trouver preneur.
Une diversification possible : les bio carburants
Par ailleurs, le gouvernement a décidé d'accorder des agréments assortis de déductions fiscales à des industriels pour la construction de six usines de biocarburants. Trois d'entre elles fabriqueront du diester (à partir des plantes oléagineuses) à Sète, Saint-Nazaire et près de Nogent-sur-Seine (proche de la Seine et Marne). Trois autres produiront de l'éthanol (à partir de la betterave, du blé et du maïs) près de Lacq, dans la Marne et à Lillebonne près de Rouen. Selon Dominique Bussereau, ministre de l'agriculture, ces usines produiront au moins 800 000 tonnes de biocarburants et permettront à la France d'incorporer 4 % de ces carburants d'origine agricole à l'essence et au gazole dès 2007. Un nouveau contingent sera ouvert pour 2008 portant sur 700 000 tonnes de diester et 300 000 tonnes d'éthanol, l'objectif étant d'aboutir à 5,75 % de biocraburants à l'horizon 2010.

